Ah Chuck....Chuck....Son nom fait frémir les bourgeois et saliver les beaufs en manque de castagne. C'est à coups de lattes dans la gueule qu'il a laissé son empreinte
"Je mets les pieds où je veut et c'est souvent dans ta gueule ! Tiens dans les dents, vilain !"
Ce petit préambule mis en place, annoncer avec le plus grand sérieux du monde que Invasion USA est le chef d'oeuvre du moustachu devient beaucoup moins choquant. Je ne vous rebattrai pas les oreilles en ressortant le sempiternel sous-texte politique reaganien, qui est ici fièrement assumé et que nombre de chroniques faussement complaisantes se sont chargés de trainer dans la boue. Mais c'est oublier qu'il s'inscrit dans la droite lignée du cinéma d'action américain des années 80, celui de Mark Lester, la Cannon et de Joel Silver, on exacerbe l'image du héros patriotique en décuplant ses attributs physiques (il est invincible et hérite de pouvoirs de téléportations qui le font toujours débarquer au bon endroit), sans pour autant ignorer le second degré (les fameuses punchlines en sont le symbole le plus flagrant) qui permet de désamorcer l'aspect too much et contribue à cet élan de sympathie que j'éprouve toujours pour ces films qui sont mille fois plus jouissifs et revisionnables que leurs petits-fils actuels qui n'ont pas encore trouvé un ton convaincant qui leur permettra de passer le cap des années. On pourra critiquer Invasion USA sur différents aspects, mais il a la qualité d'assumer ce qu'il est, c'est-à-dire un gros divertissement comic-book, en ne prenant jamais le spectateur pour un con qui plus est. On est venu voir Chuck botter du fion de coco et on y aura droit !
"C'est fini, Rostov..."
Chuck se relaxe pépère devant un épisode de Walker Texas Ranger


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